La vie sans mort

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Ce qui toujours fut

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Quand tu naîtras du fruit de la passion et d'un sycomore incandescent

 

Du feu de l'Amour qui brûle à perpétuité sans raison

 

Sans identité, tu seras l'univers entier

 

Sans pensées, sans réflexions, tous tes gestes parfaitement posés

 

Dans une quantique vision, hors du temps et sous les rires

 

Tu célébreras le soleil saphir à l'aube naissant

 

Sans même être étonné de vivre simultanément dans des mondes différents

 

Car il en fut toujours ainsi, éther et matière

 

Bleu du ciel et ocre de la terre, sont tes atours

 

Une idée de Toi, une merveille en passant

 

Comme une passante qui ne s'arrête pas.

 

Une métaphysique sans logique, un monde virtuel d'une naturelle étique

 

 

Maayan

 


 


 


 


 


 

 

 

 

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Un monde d'Amour

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Madame la nuit, quand tu luis sur mon Âme en désarroi

 

Diaphane, envoûtante abyssale

 

Que ta fille la lune illumines mes sombres émois

 

Que dans ce silence automnal

 

Tu murmures à mon coeur des paroles de lumière

 

"Servante du Seigneur tu seras

 

Et l'infini  te sera offert de surcroît"

 

Le tumulte s'apaise, l'ordre reprend sa place

 

L'ombre qui planait tel un rapace

 

S'estompe en estampe de joie

 

Madame la nuit, tu ouvres la porte du jour

 

Du jour où je serai auréolée d'Amour

 

Où de Moi deviendrai vassal

 

Jusqu'à l'heure de l'instant où vestale en mon Royaume

 

De mon incandescente oriflamme

 

je tisserai des fils D'Amour sur la trame du Monde

 


  Maayan

 


 


 

 

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Ce jour là, les poètes

Publié le par Maayan

 

 

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Quand les poètes danseront sur la lune

 

Après un nombre incalculable d'éons

 

Au  sortir d'un temps obsolète

 

L'Amour fera tourner les mondes

 

Quand  un concerto se fera partita

 

Pour faire pleurer les loups et les oiseaux de proie

 

 La rose perdra ses épines

 

Et ne servira plus à couronner le Roi des Rois

 

Quand les hommes auront des ailes 

 

et s'aimeront comme des amants

 

Romantique, à la façon de Chateaubriand

 

Ce jour là les poètes danseront sur l'arc-en-ciel

 

goûteront un vin de fruits d'étoiles et de miel

 

Ce jour là l'Amour se fera Loi

 

En manteau d'hermine et de soie incrusté de joyaux

 

Et d'aujourd'hui à ce jour là, il n'y aura qu'un saut

 

Qui sera franchi ici et est déjà

 

 

Maayan


 


 


 


 


 


 


 

 

 

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Yom kippour

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Un et Unique Adonaï, dont il est dit que l'on ne peut prononcer ton nom
Pardonnes les fautes que je n'ai pas commises
Je serai sans tristesse devant le mur, il n'y aura pas de lamentations
Je chanterai la joie, la paix, l'Amour et danserai comme ta promise
Des prières que j'ai apprises, je ne m'en souviens pas
Seule, dans les tréfonds de mon Âme, mon tendre Amour je déclame
Et le seul pardon que je m'octroie, c'est de ne pas être totalement absorbé par toi
D'être encore aux prises avec des plaisirs moindres que ce que tu veux m'offrir
des cadeaux dignes du plus grand des Rois
Maayan

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Un long voyage

Publié le par Maayan

 

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Quand le ciel te couvrira de son manteau d’automne

 

Que le froid t’appellera à te couvrir du voile

 

Comme un appel de l’Eternel à rentrer chez toi

 

Tu verras le chemin t’envelopper d’une aube de satin

 

Et l’hiver être la douceur de  l’été dans le petit matin

 

Lorsque tu seras soumis comme une fille de joie

 

Chacun de tes pas glissera sur la voie lactée

 

Les étoiles à l’aube dans le miroir indigo

 

Honoreront  ton voyage de pèlerin

 

Qui ne fut illuminé que d'un faible halo

 

Quand tu seras arrivé là

 

Doù jamais personne n’a pu chanter ce qu’il a vu

 

Il n’y aura plus de mots, plus de pensées à la traîne

 

Seulement le grand silence,

 

Des rires à foison et l’émotion d’un Amour fou

 

Quand il n’y aura plus que des printemps à perte de vue

 

L'Âme ivre de fiancailles longtemps attendues

 

Là tu sauras que tu es chez toi

 

Maayan

 

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Quand je serai poète

Publié le par Maayan

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 Quand je serai poète, j'écrirai des vers à la verticale, une phrase longiligne, quelques lettres en diagonale

 

En sens inverse, à sens unique et à double sens,  juste comme ça pour  brouiller le mental

 

Quelle ivresse, quelle joie quand tu me liras

 

Quand tu sauras que l'Esprit prend ma plume et m'inspire ces idées sous un quartier de lune

 

 Quand je serai poète, je ferai voyager mes vers sur les ailes du vent

 

Mes mots tendus comme un arc, vers un point de mire inexistant

 

Et sur une symphonie dans un jardin sans bruit

 

L'ombre d'une oeuvre étalée comme la géométrie d'un oiseau de nuit

 

J'ajouterai de l'orgue dans ma voix pour te bercer, je deviendrai marchand de rêves

 

Je t'offrirai le silence au bout d'une parole, qui s'envolera tout droit vers le ciel

 

Quand je serai poète , je dessinerai un cercle au bout de mon compas pour y écrire en vers comment le carré s'inscrit dans le nombre d'or, et bien d'autres choses encore

 

Quand je serai poète...

 

Maayan

 


 

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L'heure viendra

Publié le par Maayan

 

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Un jour, viendra ce silence en mon Âme qui de ses pleurs inonde un monde révolu

 

Un jour viendra ou bouche cousue et l'esprit en paix ,je te tendrai les bras

 

Sans l'ombre d'un regret, je deviendrai le jardinier d'un nouveau printemps, et cultiverai des roses sans épines

 

Hors du temps, dans un jardin qui est le Mien, je cueillerai des pommes d'or

 

Et quand ce monde aura disparu, que je ne serai plus qu'elan fraternel

 

Que je ne verrai plus que sourires et un diamant dans chaque oeil 

 

Une pluie de lumière rafraîchir la poussière du temps, il n'y aura  plus d'avant ni d'arrière, plus qu'un soleil géant gorgé de lumière

 

 

Même si aujourd'hui encore je flanche sous le poids d'un ciel trop gris, même si je contemple parfois les jours de trêve ou le rêve n'apparaît pas

 

Il subsiste encore un  nom que tu ne connais pas, car c'est moi qui l'ai inventé


 

Mais un jour sans lendemains, tu me trouveras là, face à Toi sans âge, innocente d'un faux passé, déjà pardonnée d'une vieille histoire

 

Je t'offre ma volonté ne cherchant plus à comprendre les mystères

 

Et je planerai sur un monde qui ne sera plus, riche d'une aventure qu'à Moi seule pourrai narrer

 

Maayan

 



 


 


 


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La tête en friche

Publié le par Maayan

 

 

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le passé doucement s'estompe, jamais il ne fut et pourtant j'y ai cru

 

Les noms et Les émotions d'avant, je ne m'en souviens plus

 

La tête en friche prête à recevoir l'instant divin, je me sens riche

 

Riche d'avoir perdu un cumul d'histoires non aléatoires, car je sais maintenant les avoir inventées de toute pièce

 

Ceci est un oubli obligatoire, aimé et désiré, qui me donne tellement d'allégresse

 

Qu'aujourd'hui je me demande encore pourquoi avoir attendu si longtemps pour abandonner qui je cru être

 

Tout en connaissant la beauté de l'expérience d'avoir imaginé naître et paraître

 

Pourtant je sens une joie plus grande, un indicible plaisir à Être vide de sens, de but et d'attente

 

Le voyage ne fait que commencer, et pourtant cela fait une éternité que je suis arrivée dans le lieu que jamais n'ai quitté

 

 

Maayan

 


 


 

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Que des histoires

Publié le par Maayan

 

 

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Ce fut un matin autant que je m'en souvienne, très tôt à l'aube d'un jour aux couleurs de chagrin

 

Que je naquis un livre  à la main, dans un berceau aux voilages d'illusions, et après quelques cris de  rage assourdis par  un impétueux orage

 

On m'endormi me racontant des histoires, des contes et des légendes, des mythes et des épopées rebondissantes

 

J'avoue que je n'y ai jamais cru et dès lors, je n'ai cessé de tourner avidement des milliers de pages

 

Espérant qu'elles me racontent d'où je viens

 

Hélas d'espérances en déconvenues, de fausses croyances en

chimères, tout avait un goût franchement amer

 

Alors l'adolescente rusa, faisant feinte de vivre dans un monde de joie, tout en se retranchant à l'intérieur de moi

 

Où dans un silence des plus précieux, il me fut donné  d'entendre quelques fois, une voix sur un ton des plus gracieux

 

Me dire que seul dans les entrailles de mon Âme, dans l'antre de mon coeur, seule en tête à tête avec Toi

 

Tu me conterais l'histoire fabuleuse de mon Père d'où je tire mon origine, et même qu'une fois bien saisi cela, que l'Amour entre Nous est si serré, qu'il n'y aura plus d'Espace entre Lui et Moi

 

Mais voilà entre temps, la magie du semblant m'a enveloppée d'un draps si soyeux, que souvent j'ai occulté cette voix

 

Le draps est maintenant élimé, usé par les années rêvées que je pus être séparé de l'Eternité

 

Dès lors chaque jour qu'il m'est donné pour me réveiller, je jette dans un feu de joie, chaque idée, chaque pensée, chaque croyance qui ne serait pas ce qu'est la Réalité

 

Autant dire que le tas amoncelé, met quelque temps à se consumer, mais quelle joie non dissimulée que de voir brûler, ce passé et cette fausse identité, ce petit vouloir, et la petite idée de croire que je pu avoir ce pouvoir.

 

Maayan





 


 


 


 


 


 


 

 

 

 

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Nostalgie

Publié le par Maayan

 

 

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 Donnes moi l'insomnie éternelle

 

Emmènes vers les rivages infinis

 

Là ou n'existent plus aucune querelles

 

Où tout par magie s'accompli

 

Ces moments éphémères je les ai connu

 

Dans mon exaltation, je m'y croyais déjà

 

Mais aussitôt l'enchantement disparu

 

Me laissant un goût amer de nostalgie

 

Je sais qu'il ne suffit que d'un pas

 

Pour me sortir de cette léthargie

 

Juste l'abandon de moi, pour être à jamais dans tes bras

 

Maayan

 


 


 

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